Après avoir présenté en français les ambigrammes dont l'engouement dans l'univers de la toile est tous les jours grandissant, puis les phrases autoréférentes ou autoréférentielles, voici en français le travail d'un américain (Henry Segerman) sur les autologlyphes ou mots autologiques, dont la version originale se trouve ici. Nous qualifierions les mots autologiques ou plus "simplement" autologlyphes, des mots écrits dont le sens est contenu dans leur forme. Celle-ci pouvant être des lettres, ou plus souvent des graphies ou dessins laissant alors le champ libre à toute la créativité possible dans les domaines artistique, littéraire et scientifique. Sous forme de lettres, nous avons ci-dessous quelques mots autologiques :
lu : effectivement, en le lisant, vous avez réalisé son sens, vous l'avez lu
mot : là aussi, ce mot n'est pas autre chose que ce qu'il dit, c'est un mot
lettres : même si c'est un mot, il ne dément pas être des lettres. Il se trouve que la succession de lettres forme le mot "lettres"
français : ce mot est effectivement un mot français
Je vous laisse découvrir d'autres mots, en continuant avec ces exemples : écrit, polysyllabique, noir...
En images, une succession d'exemples et les commentaires associés. Ces graphies tournées autour de conceptss mathématiques proviennent d'esprits scientifiques parfois plus créatifs que les littéraires (cf. l'oeuvre remarquable de Douglas R. Hofstadter, avec ses deux livres "GED, les brins d'une guirlande éternelle", et "Ma Thémagie").
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L'entropie mesure le degré de désordre d'un système au niveau macroscopique. Plus l'entropie du système est élevée, moins ses élements sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et plus grande est la part d'énergie inutilisée ou utilisée de façon incohérente. Dans cet exemple, au fur et à mesure que le mot s'écrit, il y a une dispersion des éléments microscopiques formant les lettres, et le mots devient désordonné. |
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L'objet fractal a des détails similaires à des échelles arbitrairement petites ou grandes. Il est trop irrégulier pour être décrit efficacement en terme géomtriques traditionnels. Il est exactement ou statistiquement autosimilaire, c'est à dire que le tout est semblable à une de ses parties.
Dans le mot "fractal" ci-dessus , en prenant par exemple la lettre C, chaque extrémité a la forme d'un C, dans laquelle chaque extrémité a elle aussi la forme d'un C, et ainsi de suite. L'ensemble des lettres répond à cette construction, typiquement fractale.
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Les lettres du mot Pretzels (ou Breztels) sont formées par des biscuits salés, croquants, à base de pâte de brioche... comme la recette des pretzels. |
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Dans le même état d'esprit, le mot tangram est formé de pièces que l'on retrouve précisement dans le jeu de tangram. Il y a une parfaite unité entre la graphie et le sens du mot. |
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Le chiffre "un" est écrit d'un bâton, tandis que 2 est composé de deux traits. etc. |
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Commentaires identiques à Bretzel ou Tangram, les zombies, morts-vivants dans la mythologie vaudou, composent le mot qui les représente. |
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Ce mathématicien d'exception a montré que l'ensemble de tous les sous-ensembles d'un ensemble A a strictement plus d'élements que A, même si A est infini, c'est-à-dire que ces deux ensembles ne peuvent être mis en bijection (il n'existe entre un ensemble A et B qu'une et une seule relation). Dans cet autologlyphe, progressivement, chaque lettre répond à ce principe, qu'il y a plus d'élements pour former une lettre. La lettre R, composée d'une multitude de fragments est nénmoins bien une lettre R. |
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Ici, le mot Moebius sur le ruban éponyme qui produit dans cet exemple le mot Moebius 1.5 fois la taille initiale. |
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Trois exemples de noms : Goldbach, Fibonacci, Stirling
Goldbach : ce mathématicien allemand est plus connu pour la conjecture qui porte son nom qui affirme que "tout nombre entier pair strictement supérieur à 2 peut être écrit comme la somme de deux nombres premiers". Son nom dans l'image ci-dessus reprend ce principe : 601 + 23 = 624 (601 et 23 sont premiers). La graphie est similaire à Goldbach.
Fibonacci : cette suite est construite par la somme de deux nombres formant une série commençant par un. Exemple : 1,2,3 (1+2), 5 (2+3, 8 (5+3)...
Stirling : ce mathématicien anglais a publié au début du XVIIe siècle des travaux portant sur les séries infinies, l'addition, la somme, l'interpolation, et les puissances carrées ... autant de sujets représentés dans le nom dessiné ci-dessus. |

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Ici, le mot Convergence suit sa propre définition |
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